mai 19

Un treize pas si malchanceux, quoique…

L’évolution, c’est quand même quelque chose de vraiment bizarre quand on y pense. Si, nous gamers ou même les geeks, sommes à même de voir la face la plus fascinante et enthousiasmante de l’évolution, celle qui touche les biens matériels et qui peut se révéler par moment véritablement extraordinaire (je parle du matériel, pas des dérives purement capitalistes qui peuvent en découler). Mais la bizarrerie de l’évolution dont je veux vous parler en introduction de cette présente chronique est celle qui nous touche, nous en tant qu’être humain en général. Ceux qui pensent que seule la technologie évolue sont quand même bien naïfs car, même si ce n’est pas toujours facile à percevoir tant ça peut être subtil, les personnes que nous sommes passons toute notre vie à évoluer. Si je vous parle de cela, c’est que la première chose que j’ai en tête en m’attelant à écrire sur le dernier album des thrasheurs de Megadeth est bien l’évolution de mes goûts musicaux. Si je remonte à mes années d’adolescence, quand javais seize ou dix-sept ans environ, s’il y avait bien un mouvement du metal extrême que j’appréciais moins par rapport aux autres, c’était le thrash, préférant lui privilégier la non-finesse bestiale et décérébrée du brutal death (plus c’était crade, plus c’était gore, plus c’était jouissif). Et quelques années plus tard, c’est quand même étrange de constater avec un certain recul (car le processus est tout ce qu’il y a de plus inconscient) que la tendance s’est considérablement inversée. Le brutal death occupe une place moins grande dans mes considérations à l’heure d’aujourd’hui et même si j’en écoute toujours avec plaisir de temps à autre, je ne retrouve dans cette effusion de violence gratuite et sanguinolente toute l’intensité jubilatoire que je lui trouvais autrefois. En parallèle, je prends bien plus mon pied à écouter du bon thrash où je me délecte surtout de cette puissance incisive liée à toute la fédération de certains refrains ou riffs qui se logent dans ton crâne en un temps record sans même demander ton reste.

 

Le pire dans toutes ces histoires, c’est qu’on ne se l’explique pas. C’est comme ça, il ne faut pas chercher à comprendre. Bien sûr, on peut toujours échafauder des hypothèses spéculatrices. Peut-être que la maturité m’a considérablement calmé, le thrash étant tout de même le plus doux du trio black/death/thrash. Peut-être la lassitude a-t-elle fourré également son nez là-dedans, le brutal death étant tout de même un style où tout a été dit (ou presque). Peut-être est-ce là une continuité tardive de mes débuts étant donné que j’ai découvert le metal extrême par l’intermédiaire du thrash de l’école teutonne (oui, vous avez bien compris, j’ai connu des groupes comme Sodom, Destruction ou même Kreator avant Slayer, logique). Ou peut-être même cette prise de conscience que le thrash avait d’excellents groupes à offrir, encore fallait-il s’en aller voir du côté des outsiders de notoriété plus moyenne comme Annihilator ou Death Angel plutôt que rester sur les acquis des mastodontes Metallica ou Anthrax pour ne citer qu’eux.

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mai 17

A la découverte de l’île du singe

Non contente d’avoir une pile de jeux en attente faramineuse, j’ai eu envie aussi soudainement qu’une envie de pisser il y a quelques temps d’ouvrir un compte Steam. Je sais, je suis un peu à la bourre. Et à quoi me servira-t-il ce compte à moi, consoleuse aguerrie ? Eh bien, je rappelle que je suis quelqu’un appréciant beaucoup les point’n click et autres jeux d’aventure/énigmes/objets cachés que la configuration PC sublime. Et puis, il y a aussi, sur PC, un tout autre catalogue de jeux indépendants qui s’ouvre à moi pour des prix très abordables, surtout quand la plate-forme de Valve se décide à les casser. Et si je me décide à investir un beau jour dans un pad 360 filaire, une belle frontière que mon côté manchot du clavier+souris dresse devant implosera. Bon, c’est vrai que ces promos Steam (celles susceptibles de m’intéresser bien entendu), j’ai une très forte tendance à les louper étant donné que je ne suis pas aux aguets tous les jours pour les voir. Malgré tout – et merci à certaines figures de ma TL sur Twitter de l’avoir évoqué au moment opportun sinon je ne l’aurais pas vu – j’ai quand même réussi à en choper une sur laquelle il était difficile de résister. Imaginez un peu : les deux remakes des Monkey Island bradés à cinq euros le lot. Ni une, ni deux, j’ai sorti ma carte bancaire et ai enfin dépuceler ma bibliothèque de jeux afin de profiter de ces jeux ô combien mythiques pour tout amateur du pointez-cliquez qui se respecte.

 

De plus, étant tout de même bien trop jeune pour avoir pu profiter de l’âge d’or des point’n click des années 90 – j’étais née, ce n’est pas le problème mais pas avec une cuillère en argent dans la bouche non plus – profiter de ces remakes me permet de découvrir la série de Lucas Arts. Parce que les pro-PC auront beau me dire qu’en fin de compte, si on renouvelle les pièces de sa machine correctement, le jeu sur ordinateur devient moins cher que sur console (où on est obligé de racheter de nouvelles machines pour passer aux générations suivantes) et que donc, le PC, c’est la vie, ce que je vois aussi, c’est que le PC souffre des mêmes contraintes de rétro-compatibilité que les consoles. J’en veux pour preuve ma vieille version boîte de Gabriel Knight 3 qui contenait en cadeau les galettes des deux premiers opus que je n’ai jamais réussi à faire tourner (XP étant trop récent encore pour eux). Alors vous imaginez faire tourner les vieilles disquettes des Monkey Island originaux sur nos PC si modernes ? C’est vrai que dans ces cas précis, les remakes sont plus que bienvenue, ne serait-ce que pour les rendre de nouveau disponibles sur le marché. Et en plus, Lucas Arts ne s’est pas foutu de nos tronches avant de les ressortir car il leur a offert une petite séance de Spa rajeunissante avant de les redonner au public qui a considérablement évolué depuis 1990 (je suis passée d’un an à vingt-trois ans entre temps quand même).

Attention, ceci n’est pas un test

mai 15

Lorsqu’Ancel lorgne chez Nietzsche

Après en avoir fini avec Alice Madness Returns et même Final Fantasy XIII-2 (un dernier carnet de bord paraîtra sur ce dernier prochainement), il est donc temps de passer à autre chose. Ma pile de jeux en attente étant particulièrement dense, le choix pour déterminer par où commencer était loin d’être facile. C’est bien connu, plus on en a, plus il est difficile de s’y mettre. Malgré tout, j’ai fini par faire mon choix et ai décidé de répondre à des pulsions nostalgiques en rebranchant ma PS2. Et comme je suis quelqu’un qui va au bout de son trip, je l’ai également rallumée pour engouffrer la galette de ce jeu si encensé par la critique (et pourtant flop commercial), j’ai nommé Beyond Good & Evil.

 

Alors que quelques petites images (bien vagues) du second volet et autres petits points de détails (bien vagues, encore) commencent à filtrer sur le second volet, il était grand temps que je rattrape mon erreur passée d’avoir misérablement loupé le titre de Michel Ancel. Et après y avoir passé un peu plus d’une heure, je dois bien avouer ressentir une certaine honte de ne pas en avoir profiter plus tôt ! Passé les premières minutes de réadaptation rétinienne à la génération précédente – on a beau dire que les vieux jeux ne nous dérangent pas, les premières minutes éclatent bien les yeux tant le gouffre graphique est énorme – j’ai découvert un jeu très sympathique, ultra-prenant, pas ennuyeux une seule seconde. Ce genre de jeux où tu t’amuses sans temps mort et où tu ne vois pas le temps passer.

Attention, ceci n’est pas un test

mai 14

Heavy Rain ou l’intensité d’une pluie gagnante

 

Rien ne servait de désespérer, j’y suis enfin arrivée ! Quelle ne fut pas la difficulté que j’ai éprouvé à me mettre à la rédaction de la présente critique d’Heavy Rain ! Des mois de brainstorming et de maturation des axes à traiter et, enfin, la semaine dernière, ce grand coup de pied à l’arrière-train afin de commencer à écrire. Gratter le papier (le vrai) pour cette étape délicate qu’est le plan, cette organisation des idées. Et en ce beau dimanche, enfin m’attaquer à la rédaction réelle de cette critique qui, paradoxalement, s’est admirablement bien déroulée. Tout était net et limpide dans mon esprit. Non, cette dernière étape semblant pourtant la plus compliquée s’est avérée être la plus simple qui soit.

 

Pourquoi tant de difficultés ? Deux raisons à cela à vrai dire. La première est sans conteste qu’Heavy Rain est un jeu spécial. Enfin, un jeu, c’est vite dit. Heavy Rain est carrément une expérience qui aura marqué mon année 2011 en compagnie d’une jolie marque au fer rouge dans mon esprit. Jamais je n’aurais cru qu’un jeu soit tant vecteur d’émotions si particulière. Jamais je n’aurais cru me poser autant de questions sur les possibilités que peut offrir le support vidéo-ludique. C’est pourtant ce qu’Heavy Rain a réussi à faire : il a chamboulé tout ce en quoi je croyais dans ce support et a fait remettre en question toutes ces bonnes croyances. Vous imaginez à quel point une expérience aussi intense peut causer des difficultés en terme de rédaction. Et le pire, c’est que je ne suis pas au bout de mes peines puisque son grand frère Fahrenheit, dans la même veine en terme de rouages, figure dans ma pile de jeux en attente que je souhaite commencer très prochainement. La seconde raison est toute autre. Étant désormais une figure d’Archaic, je me retrouvais confrontée à la critique écrite par mon collègue Vidok qui réussissait déjà le tour de force d’en dire beaucoup. De plus, son avis restait ancré dans le positivisme, ce qui n’était pas une mince affaire pour moi, de venir ajouter mon grain de sel sans tomber trop dans la redite. C’est sûr, ça aurait été plus facile d’inventer une critique négative mais que voulez-vous, je suis trop honnête pour ça. Et vous-même, vous n’auriez pas été dupe à la supercherie tant mon Premier contact, paru certes il y a un petit bout de temps, aurait éclaté le pot aux roses au grand jour. Soit, au bout du compte, j’ai quand même, à mon sens, réussi à proposer une alternative un brin différente à la critique de base même si on retrouve toutefois quelques similitudes. Après, n’allez pas croire, je reste une éternelle insatisfaite et n’est pas complètement convaincue d’avoir tout donné, certains points restant bien trop évasifs à mon goût. Mais à vrai dire, je pense que cela n’aurait pas entré dans le cadre d’Archaic. Étant motivée à m’acheter le jeu (puisque je l’avais eu via Okajeux) et bien déterminée à le platiner ce Heavy Rain – et dieu sait que je ne suis pourtant pas une trophy hunter – il est bien possible que j’y revienne dans le futur au travers de Carnets de bord étant donné qu’il n’en avait pas bénéficié. En attendant, voilà le fruit d’un travail cérébral de longue haleine.

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mai 11

Alice Madness Returns : Voyage, voyage

Il est maintenant temps que je donne un point final aux Carnets de bord sur Alice Madness Returns. Le Premier contact et quatre Carnets de bord avant la critique finale qui marquera la fin du cycle de ce second opus d’American McGee’s Alice, c’est, je trouve, on ne peut plus honorable, surtout qu’ils comptent du réel contenu et non du simple papotage du bon déroulement de ma partie. C’est que lorsqu’on trouve un jeu qui se prête très bien à l’exercice de ces Carnets de bord (car tous ne s’y prêtent pas qu’il en soit bien clair), on ne le lâche pas comme ça. Après avoir parlé de minous, le pouvoir des détails sur l’immersion et d’interprétation, il est temps de revenir plus en détail sur un autre point dont j’avais déjà parlé dans mon Premier contact, à savoir la dimension artistique du jeu.

 

Pour cela, j’avais décidé dès le départ de patienter de finir le jeu afin de dédier un billet sur tous les lieux qui m’ont marquée dans Madness Returns. Différentes raisons peuvent entrer en ligne de compte en ce qui concerne le pourquoi du comment de ma bonne appréciation, sachez juste que certains sont porteurs des moments les plus forts du jeu. Je ne sais donc pas s’il l’on peut catégoriser véritablement ce qui va suivre comme du spoil (à mon sens, pas vraiment puisque je ne révélerai rien de la trame scénaristique du jeu) mais dans le doute, sensibles, je vous laisse juger cela de vous-mêmes avant de commencer la lecture. Notez également que je ne parlerais pas de nouveau de la Vallée des Larmes puisque je l’ai déjà fait auparavant – même si elle fait partie également des lieux qui m’ont beaucoup plu.

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mai 08

Alice Madness Returns : Révélations et interprétation

 

 

Il en va sans dire que d’après le titre et l’image ci-dessus, ceux n’ayant pas fait Alice Madness Returns se doivent d’éviter ce billet au plus vite car bourré de spoils jusqu’à la moelle. Malgré tout, ne partez pas trop vite et terminez tout de même la lecture de ce paragraphe – après, je vous libère promis ! Ceux ayant le jeu et qui auraient eu la (mauvaise) idée d’abandonner prématurément, je vous conseille – non, je vous somme carrément – de réparer votre erreur. Déjà parce que le jeu est tellement bon (malgré ses défauts) qu’il s’agit d’une véritable hérésie de ne pas l’achever. D’autant plus si à côté, vous n’avez aucun scrupule à prendre ce temps pour jouer à des centaines d’heures à je ne sais quel Call Of Duty. Mais surtout parce que les révélations du scénario sont tout bonnement géniales. Allez, allez, les retardataires, il est donc temps de vous y remettre sérieusement puisque je vous laisse là. Pour les autres… Eh bien, je vous prie d’entrer, vous avez l’honneur de ne pas vous prendre la porte au nez.

Vous voilà prévenus

mai 06

Avant, le blog était has-been. Mais ça, c’était avant

Comme je le disais il y a quelques mois : pour perdurer, il faut savoir évoluer. Encore une fois, je chamboule mon petit monde, à vos risques et périls. Et à mes risques et périls également. Comme vous avez certainement pu le noter, l’Antre, depuis son ouverture, n’a jamais reposé sur Facebook comme réseau social mais Twitter. La raison est fort simple : Fesse de Bouc, je ne pouvais pas le voir en peinture. Lorsque j’étais à Radio Metal, sous le rôle officiel (mais officieusement, mon rôle était très loin de s’arrêter là bien heureusement) de « responsable communication », je me devais d’utiliser cet outil qu’est Facebook afin d’aller prêcher la bonne parole, promouvoir un article sur les lieux de la communauté susceptible d’être intéressé par son contenu. Je dois déjà bien avouer qu’avant ça, je n’appréciais pas ce réseau social mais là, ça me l’a fait détester encore plus : se retrouver à côtoyer la crème des crèmes de l’aberration intellectuelle, découvrir le terrain miné de la méchanceté/gaminerie lâche et gratuite, se rendre compte à tel point les gens en général aimaient porter leur attention sur les futilités décérébrées au détriment des choses les plus intelligentes qui sont littéralement snobées (être intello, c’est la honte de toute manière). Et puis, surtout, chaque jour qui passait marquait une nouvelle fracture hémorragique des yeux tant je trouvais la présentation et l’interface moche, pas attirante du tout… J’en suis même venue à l’incompréhension de tant de succès de ce réseau social tant on ne pouvait rien y faire du tout étant donné qu’il n’y avait aucune notion de mise en valeur aguichante, que ce soit de l’ordre de la simple discussion que du partage. Autant vous dire qu’après mon départ de Radio Metal il y a un an, je me suis empressée de couper tout contact avec cette infamie en désactivant (puis supprimé lorsque c’est devenu possible) mon compte en me disant intérieurement « plus jamais, ô grand dieu plus jamais ».

 

Comme seuls les cons ne changent pas d’avis, j’ai remis il y a peu mes dires passés en question. L’avènement de Gameweb et son absence de fil RSS et/ou abonnement mail pour être prévenu de nouvelles publications m’a forcé à mettre leur page Facebook dans mes favoris pour suivre le fil de leur parution. Ça m’emmerdait, vous ne pouvez pas savoir à quel point, lorsqu’on m’a partagé cette petite astuce de dernier recours. Et puis, malgré toutes mes appréhensions, j’ai renvoyé mes principes au placard et j’y suis allée. Et je dois bien admettre avoir été très agréablement surprise. Je n’avais en effet jamais trop vu la nouvelle interface. Encore maintenant, je ne sais pas ce que ça donne sur les profils personnels (et en fait, je m’en fiche royalement) ; par contre, je trouve cette dernière extrêmement pratique et agréable à l’œil en ce qui concerne les pages. Ça ne m’a peut-être pas donné plus envie de communiquer sur Fesse de bouc mais ça m’a au moins donné l’envie et l’inspiration sur le volet partage. Quand j’en ai parlé sur Twitter, j’ai eu certaines réflexions en réaction mais que voulez-vous, je vois en l’état actuel de Facebook un bon outil complémentaire au blog. Pour annoncer mes articles bien évidemment d’une part et d’autre part, à l’instar de Gameweb, partager quelques petites choses annexes. Donner ma réaction face à une news ou un jeu pas encore sorti en compagnie de quelques petites photos par exemple. Ou mettre en avant la vidéo d’une chanson qui m’a tapé dans les oreilles ou que j’ai simplement envie de partager. Pas forcément besoin de longs discours pour ça en fait quand on y réfléchit bien et une notification, ça suffit amplement. Parce que oui, utiliser un billet sur le blog pour n’y mettre qu’une photo ou une vidéo accompagnées d’une ou deux phrases, ça me fait chier. Je trouve ça plutôt préjudiciable pour mes autres billets basés sur le contenu tant ce n’est pas la vision que je veux faire passer à travers l’Antre. Je pense notamment au quidam qui débarque comme ça, sur ce genre de « billet du pauvre » insipide via Google. Ça, ce sera la première chose qu’il verra et bien évidemment, son idée sur l’endroit se basera quasi-uniquement là-dessus. Ça me fait une belle jambe quand même puisque j’ai toujours préféré qu’on accorde de l’attention aux pavés blablateux qui tentent tant bien que mal de proposer un minimum de matière (pas forcément très bien fait mais l’intention est là). En cela, Fesse de Bouc pourrait m’être bien utile car je trouve que Twitter, c’est un formidable outil pour communiquer et discuter (et je compte bien continuer de l’utiliser comme tel, qu’on se rassure) mais pour ce qui concerne le pur partage, je reste bien plus dubitative. Twitter repose tellement sur la masse et l’instantané que je ne vois pas comment on peut partager efficacement : ce malheureux tweet se retrouve noyé dans la masse et il en va sans dire qu’il n’y a que très peu de chances que celui qui n’était pas derrière son ordinateur à ce moment-là prenne connaissance de l’existence du fameux tweet en question. En cela, Fesse de Bouc est plus flatteur pour l’ego de l’administrateur de la page et donne l’illusion d’être le centre du monde : son territoire, c’est son territoire, point barre. Et que le partage date d’il y a une heure, trois jours ou même deux mois, les gens le verront tout de suite.

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mai 03

Alice Madness Returns : La folie de l’annexe

Alors que je viens de finir le jeu, je me hâte de me mettre à mes carnets de bord d’Alice Madness Returns que j’ai en retard. Vous m’excuserez donc par avance des deux solutions qui s’offrent à moi dans ce cas-là : soit les trois carnets de bord (dont celui-là) paraîtront quasiment coup sur coup, soit ils mettront le temps que j’arrive à écrire de nouveaux billets sur d’autres sujets afin qu’il règne un minimum de diversité… Et éviter de vous perdre par la même occasion car vous aurez fait votre petite overdose d’Alice, de mes petites péripéties en découlant ainsi que mes états d’âme. Bref, je n’ai pas encore décidé – que je les écrive ces trois billets, ce sera déjà pas mal – qui vivra verra comme on dit. En attendant, cette fameuse technique de remettre à plus tard en laissant tout ceci dans un coin de ma tête, on ne peut pas dire qu’elle soit efficace. En plus d’avoir les idées qui s’entassent, on ne sait pas trop par quel bout commencer au bout du compte.

 

Soit, on va essayer d’y aller dans la logique chronologique. J’en discutais il y a quelques temps avec Rémy sur Twitter mais c’est fou comment on peut se prendre en affection pour les petits à-côtés qui n’ont rien de prioritaire en soi dans le déroulement d’un jeu. Pour Final Fantasy XIII-2, j’avais confessé prendre plus de plaisir à la chasse aux fragments, tenant plus de l’annexe que de la trame principale (on gagne bien des fragments dans la trame principale mais au final, on doit bien atteindre un quart du nombre total). Eh bien, pour Alice Madness Returns, c’est un peu la même rengaine. A une petite subtilité près toutefois puisqu’à mon sens, ces petits à-côtés paraissant insipides contribuent beaucoup au jeu. A vrai dire, ils n’auraient pas été là, nul doute qu’Alice n’aurait pas eu la même saveur tant ils permettent d’appuyer l’ambiance générale. Ils l’emmènent même à un autre niveau, un échelon au-dessus. En cela, je trouve que les interstices dans le Londres Victorien (très courts passages au début de chaque chapitre) et surtout, les souvenirs éparpillés dans les niveaux qui représentent avec les bouteilles, les groins et les eaux de rose, les éléments boosteurs de challenge de tout bon jeu de plate-formes qui se respectent.

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avr 29

Gameweb, un grand bol d’air frais ?

 

Ce billet n’est pas une réflexion à proprement parler mais je le classe comme tel car il a attrait au média, thématique quelques fois développée dans cette rubrique. Vous en avez peut-être entendu parler mais depuis peu, le site Gameweb a (ré)ouvert ses portes en remettant pour l’occasion les compteurs à zéro sous une nouvelle enveloppe. J’avoue en mon âme et conscience que la première monture de Gameweb m’était totalement inconnue. Ce n’est que récemment que j’ai eu vent de son existence par l’intermédiaire de Chroniques Ludiques qui interviewait son porte-parole Jay Grouard. Figure pas si inconnue vu que la presse papier JV a déjà eu l’honneur de l’accueillir en ses rangs (Background, Console News, Game Dream…). De mon côté, je me souviens surtout du magazine Gameplay RPG, orienté RPG et Survival, que je lisais relativement souvent dans ma jeunesse. C’est donc avec un soupçon de nostalgie que j’ai vu apparaître le nom de Jay dans les colonnes du site de Sylvain.

 

Avant de continuer, vous m’excuserez de venir faire une petite aparté intempestive. Une publicité pouvant en cacher une autre, je me permets de faire celle de Chroniques Ludiques au passage. Voilà un site qui mérite de se faire un petit nom de par la passion nullement intéressée qui y règne ainsi que son contenu intéressant et souvent généreux. C’est typiquement le genre de site où je me sens proche car il tente réellement à sa manière – modeste certes – d’imposer le jeu vidéo comme un objet culturel et non comme un vulgaire divertissement décérébré. Si vous ne comprenez pas où je veux en venir en disant cela, je vous redirige vers le billet de Rémy sur le sujet – et de trois – tant son discours, généreux en blabla et pas toujours très adroite je vous l’accorde, se rapproche beaucoup de ma façon de voir les choses. Tout ça pour dire, si vous êtes à la recherche d’un site fort en qualité de contenu, allez faire un tour du côté de Chroniques Ludiques. En plus, Sylvain y développe la même mauvaise foi que moi à propos d’Uncharted, c’est dire si c’est un être bien doté d’un esprit avisé !

 

Fin de parenthèse, revenons à nos moutons : Gameweb. Au vue du discours de Jay, je n’ai pu que me montrer curieuse à l’égard de son « nouveau » bébé. Maintenant que la mise en ligne est faite et que j’ai pu lire certains contenus du site, je me permets de venir donner mon avis. On va la jouer courte : J’A-DORE !

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avr 27

Assumons nos faiblesses de consommateurs compulsifs

Je suis un être faible. Vu la pile de jeux en attente qui commençait cruellement à prendre de la hauteur, je m’étais bien dit que j’allais faire une pause sur la consommation. Et pourtant, j’ai eu la mauvaise idée d’aller faire un tour à Easy Cash. Pour quelle raison ? Allez savoir pourquoi… Peut-être était-ce simplement pour s’abriter au premier endroit venu de cette pluie battante ou peut-être avais-je l’espoir de trouver des petites cartouches pour mes consoles portables… Au final, point de cartouches en vue mais bel et bien des galettes, non pas bretonnes, non pas musicales mais de consoles de salon. La dernière fois que j’avais été à ce magasin, j’en étais ressortie bredouille avec cette maudite impression qu’on nous prenait quelque peu pour des pigeons en usitant de prix excessifs. Pour preuve, cette dernière visite remontant à il y a quelques mois m’avaient montré, non pas sans une certaine stupéfaction, qu’un jeu PS2 se vendait au strict minimum à six euros (et dans cette tranche de prix, on ne pouvait pas dire que c’était les titres les plus sexys qui soient). Eh bien, nouvelle stupéfaction cette fois-ci mais dans le bon sens, Easy Cash semble avoir fait preuve de perception extrasensorielle et a entendu mes complaintes mentales. J’en veux pour preuve un certain Kingdom Hearts 2 affichant quatorze euros à son étiquette alors que je me souviens qu’à ma dernière visite, il était vendu à plus de vingt euros. Et tous les jeux PS2 suivaient plus ou moins le même chemin en affichant des prix bien plus modiques et attractifs. Peut-être aussi en avaient-ils eu marre de voir traîner tous ces vieux jeux dans leurs stocks depuis des lustres. En attendant, de mon côté, je me suis faite bien plaisir en jouant la consommatrice compulsive et ce, pour pas grand-chose puisque les cinq jeux que je me suis prise m’ont coûté un peu moins de quinze euros.

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